jeudi soir
A partir d'une certaine heure, les taxis-be vers Mahamasina se font plus rares. Il commence à pleuvoir et j'en ai un peu assez de faire le pied de grue; je soupire et finis par en prendre un qui me dépose à Anosy, et je fais le reste du chemin à pied.
Ce jour-là c'est jour de marché, et même s'il fait déjà noir depuis plus d'une heure la route est encore pleine de monde. Les gargottes improvisées sur le bord du trottoir servent des bols de riz et de bouillon, les marchands de pommes ou de seaux en plastique discutent, les charettes se fraient un chemin à travers la cohue. Tout ce petit monde est éclairé uniquement par les flammes de feux en bord de route, et par quelques gamins qui jouent avec des lampes de poche. Moi je m'efforce d'éviter les trous que je devine à travers les gouttes sur mes lunettes et je garde une main négligemment posée sur mon sac.
Je m'éloigne un peu du brouhaha. Arrivée devant la maison je passe la main à travers la grille, ouvre le cadenas puis monte l'escalier envahi par la végétation, et en poussant la porte je me retrouve chez nous. Tout celà est étrangement familier.
|| dimanche 18 mars 2007 (13:55) || albinoal || 13 commentaires | aucun trackback||
