Sortie d'école, 2009
|| lundi 4 avril 2011 (01:27) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||
Aller au contenuAller au menu |Aller à la recherche
|| lundi 4 avril 2011 (01:27) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||

Belo sur mer, octobre 2008
|| vendredi 26 novembre 2010 (20:19) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||

|| lundi 15 novembre 2010 (01:28) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||
J'arrête de faire la difficile et je l'accorde: un des avantages d'être rentrée à Paris c'est qu'à Paris il y à l'Opéra, et qu'à l'Opéra ce soir il y avait les Noces de Figaro, et que j'avais oublié à quel point c'est un de mes antidépresseurs préférés.
J'ai le sourire collé aux lèvres pour la semaine à venir, et ça fait un bien fou.
|| jeudi 4 novembre 2010 (01:48) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||
|| vendredi 5 février 2010 (14:04) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||
Extrait d'un mail écrit en juin 2009 et jamais envoyé, retrouvé en faisant de l'ordre dans mon ordinateur:
"J'ai survécu à mon premier coup d'Etat. J'ai appris que les balles traçantes, ça peut être beau, et je les ai regardées trouer le ciel de rouge tout en sachant que je ferais mieux de rentrer me mettre à l'abri. J'ai vu des colonnes de fumée s'élever au dessus de la ville. Je me suis habituée au bruit des fusils et des grenades assourdissantes. J'ai lu dans les journaux des articles sur les effets à long terme de l'exposition prolongée aux gaz lacrymogène. J'ai eu peur, un peu. J'assiste maintenant, comme tout le pays, à l'interminable jeu de chaises musicales qui cherche à placer tout le monde à un poste rentable.
Je suis coincée à Madagascar. Je ne veux déjà plus rester, et pourtant je n'ai pas encore envie de rentrer en France. Ce sont peut être des détails, la perspective de vivre dans 15m² à deux...non, c'est autre chose. J'ai assisté hier à un très beau concert, un guitariste du sud et un percussionniste, qui jouaient (entre autres) à l'occasion de la fête de la musique. On connait le percussionniste parce qu'il donnait des cours de djumbé à l'alliance française l'an dernier. Le concert était vraiment bon, dans un bar où il n'y avait personne. Nous (une table de cinq) et quatre amis à eux. Ils ont joué de 21h à 1h30 du matin et j'ai eu le sourire pour la semaine. Personne dans le bar, et les karaokés des alentours pleins à craquer, comme tous les vendredis soirs. Il nous a raconté qu'en tournée au Nigeria, il avait fait une jam session avec keziah jones. Qu'il avait joué dans le bar de Fela Kuti. Avec Femi Kuti. Est parti chercher des cds dans sa voiture.
Je pensais avant que quitter la France était un moyen de découvrir le monde. Je me retrouve avec la perspective inverse, quitter Madagascar pour pouvoir enfin voir le monde.
La semaine prochaine c'est la fête nationale. J'attends les feux d'artifice, les descentes aux lampions, les barbecues. Les étrangers ont peur et le consulat envoie des sms disant de se tenir vigilant. La semaine dernière une bombe artisanale a explosé dans un supermarché français. l'Etat major parle de terrorisme. Des camions militaire recommencent à circuler en ville, je dois souvent sortir mes papiers d'identité la nuit. Tout le monde à peur d'un retour de Ravalomanana accompagné de mercenaires - je balaie ça d'un retour de la main et je me dis que plus personne ne veut de ça. On veut faire la fête et oublier la crise."
Depuis, ironiquement, je n'ai plus du tout envie de quitter Madagascar alors qu'il va bien falloir s'y résoudre...
|| vendredi 5 février 2010 (13:29) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||
Manakara, la côte est pendant les fêtes.
L'océan indien et ses gros rouleaux, la chaleur, les tongues qui collent au goudron et le sable qui est partout. Les seaux d'eau du puits qu'on se verse dessus en guise de douche. Le sirop glacé à la menthe et à la vanille. Le marché de Tanambao le matin, les poulets qu'on égorge, les poissons qu'on écaille. Un mariage sous les palmiers, et le maire qui vient officialiser les choses à domicile. Les lucioles au bord de la plage le soir, Boney M à fond dès six heures le matin. L'électricité, quand il y en a. Le réveillon à la lueur de la pleine lune. Les pousse-pousses, les papayes de trois kilos, l'eau de coco à même la noix. Le cimetière qui surplombe la mer. La ville étalée où l'on rencontre toujours les mêmes personnes; les parties de poker, le briquet-décapsuleur, les néons roses et le tsia-tsiou fait maison.
Dans la cour les enfants poursuivent le chat sous le linge qui sèche. Les femmes sont assises à l'ombre sur des nattes à se faire des tresses et à couper les légumes pour le dîner. Et comme j'ai parfois des idées à la con, je me retrouve avec les cheveux rouges.
|| vendredi 22 janvier 2010 (14:48) || albinoal || aucun commentaire | aucun trackback||
L'atmosphère à Tana est particulière ces derniers jours. Comme d'habitude à l'approche de noël, il fait beau et la ville croule sous les mangues, les litchis et les marchands ambulants. Les voisins engraissent des oies dans leur cour, les taxis achètent des papas noël à accrocher au rétroviseur, l'avenue de l'indépendance se transforme en parc d'attractions. Et pourtant la préparation des fêtes se double cette année de stockage de riz et d'huile: tout le monde redoute des affrontements entre pro et anti Rajoelina, on parle de guerre civile à venir, il y a eu à nouveau hier une (petite) manifestation dispersée avec des gaz lacrymogènes. J'ai beau penser que la population joue en partie à se faire peur, tout ça n'est pas très rassurant.
La bonne nouvelle c'est qu'on devrait bénéficier d'un sursis et éviter le pire jusqu'à la mi-janvier, personne parmi la classe dirigeante n’étant encore prêt à sacrifier noël en famille et les vacances à Paris pour mettre la main sur le pouvoir. Je ne sais pas si c'est le signe que la situation n'est pas totalement désespérée ou si ca révèle au contraire à quel point la crise s'est enlisée, et à quel point tout le monde a du apprendre à vivre avec.
|| mercredi 23 décembre 2009 (10:05) || albinoal || un commentaire | aucun trackback||
D'habitude, les "psst psst" et les "bonsoir chérie" dans la rue, particulièrement dans le dos, ça énerve prodigieusement. On a beau s'y habituer et essayer de ne plus vraiment y faire attention, c'est un aspect du quotidien à Tananarive qu'on aimerait bien pouvoir faire disparaitre d'un coup de baguette magique.
Sauf hier. Hier, au supermarché, j'ai croisé un père noël qui distribuait des bonbons aux enfants. Il y en avait toute une troupe agglutinée autour de lui et de son grand panier. Quand il m'a vue passer, il s'est détourné des gamins, et de sous sa barbe blanche j'ai entendu monter un "bonsoir mademoiselle" caractéristique.
Et j'ai bien rigolé.
|| vendredi 18 décembre 2009 (09:08) || albinoal || 2 commentaires | aucun trackback||